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Un concours d’éloquence à La Malgrange

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Un concours d’éloquence à La Malgrange

Les élèves de première et de terminale de La Malgrange, près de Nancy, ayant opté pour l’enseignement de spécialité HLP (histoire, littérature, philosophie), devraient passer au printemps un concours d’éloquence. Zoom sur une initiative originale, qui permet notamment de s’améliorer à l’oral.

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Un concours d’éloquence à La Malgrange

Les élèves de première et de terminale de La Malgrange, près de Nancy, ayant opté pour l’enseignement de spécialité HLP (histoire, littérature, philosophie), devraient passer au printemps un concours d’éloquence. Zoom sur une initiative originale, qui permet notamment de s’améliorer à l’oral.

 

 

 

Maîtriser la prise de parole, progresser à l’oral et apprendre l’art de discourir… Les concours d’éloquence apportent beaucoup aux élèves qui s’y préparent. Comme le précise Karen Lo Presti, professeur de lettres à La Malgrange, à Jarville-la-Malgrange (Meurthe-et-Moselle), « il s’agit de découvrir l’art de maîtriser la parole préparée, mais spontanée ». C’est en outre un excellent moyen de s’exercer pour les épreuves orales, celles qui sanctionnent le passage du baccalauréat comme celles des concours ou des examens à l’université ou en écoles supérieures.

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Un concours inspiré de la Sorbonne

« Au lycée, en enseignement de spécialité HLP (histoire, littérature, philosophie), au premier semestre, on étudie notamment l’art de la parole, l’éloquence, la rhétorique, rappelle Karen Lo Presti. À la rentrée 2019, j’ai demandé à mes élèves de première de rédiger des discours polémiques et de débattre. Cela les a enthousiasmés. » C’est ainsi qu’a germé l’idée en décembre 2019 d’organiser un véritable concours d’éloquence, sur la base de celui qui a cours à la Sorbonne.

Séduit par l’initiative de sa collègue, Mathieu Chauffray, professeur de philosophie en terminale, a pris le train en marche : « C’est stimulant aussi pour les professeurs de faire travailler leurs élèves en ce sens. Cela nécessite de la créativité et offre plus de liberté, d’ouverture dans l’enseignement. Et surtout, cela redonne ses lettres de noblesse aux humanités, en soulignant l’excellence de ces matières ! »

Un format de concours libre

 

En raison du confinement et de la crise sanitaire, les élèves n’ont pas pu passer le concours d’éloquence l’an passé. Ils s’y étaient pourtant bien préparés, dans le cadre des cours. « Par exemple, je les ai fait travailler sur les plaidoiries en s’inspirant de Cicéron. Nous avons aussi analysé des discours célèbres, comme ceux de Nelson Mandela ou de Martin Luther King. Et je leur ai proposé de nous parler de textes qu’ils avaient récemment lus et appréciés », raconte Mathieu Chauffray.

Comme le précise Karen Lo Presti, il n’existe pas de préparation spécifique : « Nous étudions les étapes d’un discours, certaines méthodes. Comme j’enseigne aussi le théâtre, j’apprends aussi aux élèves à identifier et à corriger leurs tics de langage, leur posture, etc. Au final, le format du concours d’éloquence est libre. On part d’une phrase, parfois humoristique, qui peut être celle d’amorce comme celle de conclusion. Par exemple, “La vérité est ailleurs”, “Jeanne d’Arc avait-elle trouvé la flamme de sa vie ?”, ou encore “La timidité est-elle la vertu des imbéciles ?”. »

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Les vertus de l’éloquence

 Cette année, si tout va bien, les vingt-deux élèves de première et leurs sept camarades de terminale suivant l’enseignement de spécialité HLP passeront en mai leur premier concours d’éloquence. Après avoir choisi un sujet parmi les quatre ou cinq proposés, ils auront les deux semaines des vacances de Pâques pour préparer leur discours. « L’épreuve aura lieu dans la salle de l’établissement dédiée au théâtre, devant un jury de professeurs de lettres et de philosophie. Le jour J, les candidats auront cinq minutes pour convaincre. Les trois premiers gagnants se verront remettre une carte-cadeau pour acheter des livres », annonce Karen Lo Presti. Et un article dans le journal du lycée mettra en avant cette belle aventure.

Comme l’a constaté Mathieu Chauffray, apprendre à discourir offre beaucoup de vertus aux élèves : « Ils sont beaucoup plus à l’aise à l’oral, se détendent au fur et à mesure de l’année, même les plus timides. Leur rapport aux autres aussi se modifie, ils acceptent mieux les remarques. Les voir progresser autant est très agréable ! » Devenus acteurs de leur apprentissage, ces élèves envisagent l’enseignement d’une autre façon. Et ils prennent conscience de la légitimité de leur choix de spécialité HLP.

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